DPE du quartier Sud à Apt : bâti, étiquettes et enjeux de vente ou location
Dans le quartier Sud à Apt, les 461 DPE analysés décrivent un bâti majoritairement antérieur à 1975, partagé entre maisons et appartements. La part de logements classés F ou G atteint 14,8 %, contre 8,8 % à l’échelle de la ville, malgré une consommation médiane identique.

461 DPE pour comprendre le profil énergétique du quartier Sud
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Sud) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 16 | 3,5 % |
| B | 28 | 6,1 % |
| C | 139 | 30,2 % |
| D | 130 | 28,2 % |
| E | 80 | 17,4 % |
| F | 50 | 10,8 % |
| G | 18 | 3,9 % |
Le dossier énergétique du quartier Sud à Apt repose sur 461 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 4 847 DPE pour la ville. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur ancienneté, leur typologie et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Les proportions présentées doivent donc être lues comme celles de cet ensemble de diagnostics, et non comme une mesure certaine de chaque rue ou de chaque immeuble. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, elles fournissent surtout un contexte local : elles aident à situer un bien, sans remplacer les informations propres à son diagnostic.
Plusieurs indicateurs doivent être rapprochés pour comprendre ce contexte. Dans le quartier Sud, la consommation médiane atteint 200 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 408 €, pour une surface médiane de 79 m². Ces trois médianes décrivent séparément le centre de leurs distributions respectives : elles ne correspondent pas nécessairement à un même logement. Il serait donc trompeur de les assembler pour reconstituer un bien type précis ou calculer sa dépense. De même, une médiane de consommation ne dit pas combien de logements se trouvent dans les classes les moins favorables. La répartition des étiquettes complète cette première lecture en faisant apparaître les différences de performance au sein du quartier.
Un bâti souvent antérieur à 1975, entre maisons et appartements
La période de construction la plus représentée dans les diagnostics du quartier Sud est celle de 1948 à 1974, avec 28,2 % des observations. Il s’agit de la période dominante, mais pas d’une majorité à elle seule. Les logements construits avant 1948 représentent pour leur part 23,9 % du corpus. Ensemble, les constructions antérieures à 1975 regroupent 52,1 % des diagnostics, ce qui donne au quartier un profil majoritairement ancien selon ce seuil. Cette ancienneté est un élément de lecture du bâti, pas une preuve automatique de mauvaise performance. Les données fournies ne précisent ni les travaux déjà réalisés, ni l’isolation, ni les équipements des logements. Elles ne permettent donc pas d’attribuer une étiquette DPE à une période de construction.
- Les maisons individuelles représentent 46,9 % des logements diagnostiqués. Le reste correspond à des appartements : les deux formes d’habitat sont donc largement présentes, avec une légère majorité d’appartements.
- La part de bâti antérieur à 1948 est de 23,9 % dans le quartier, contre 33,6 % à Apt. Le Sud est ainsi moins marqué par cette ancienneté que l’ensemble municipal.
- La surface médiane est de 79 m², contre 65 m² dans la ville. Cet écart décrit des surfaces centrales différentes, sans renseigner séparément la taille des maisons et celle des appartements.
Des classes C et D très présentes, mais 14,8 % de passoires
Les étiquettes C et D sont les plus représentées dans le quartier Sud, avec respectivement 139 et 130 diagnostics. Elles constituent le cœur de la distribution observée. La classe E rassemble ensuite 80 diagnostics, tandis que les classes A et B sont moins nombreuses. À l’autre extrémité, 50 logements sont classés F et 18 sont classés G. Le total fourni de 68 passoires énergétiques représente 14,8 % des diagnostics du quartier. Cette répartition montre pourquoi le secteur ne peut pas être résumé par une seule appréciation énergétique : des logements aux étiquettes favorables y côtoient des biens nettement moins performants. Pour évaluer une adresse particulière, l’étiquette effective du logement reste plus pertinente que la seule réputation énergétique supposée du quartier.
- Classe A : 16 diagnostics. Cette catégorie est présente dans le corpus, mais elle est beaucoup moins représentée que les classes C ou D.
- Classe B : 28 diagnostics. Avec la classe A, elle atteste de la présence de logements aux étiquettes les plus favorables, sans indication sur leurs caractéristiques constructives.
- Classe C : 139 diagnostics. C’est l’étiquette la plus fréquente parmi les 461 DPE géolocalisés analysés dans le quartier Sud.
- Classe D : 130 diagnostics. Son effectif proche de celui de la classe C confirme le poids de ces deux catégories dans le profil local.
- Classe E : 80 diagnostics. Cette catégorie doit être distinguée des 68 logements classés F ou G dans la lecture du quartier.
- Classes F et G : respectivement 50 et 18 diagnostics. Leur regroupement représente les 14,8 % de passoires énergétiques signalés dans les données.
Une comparaison avec Apt qui dépend de l’indicateur retenu
Par rapport à Apt, le quartier Sud présente une proportion plus élevée de passoires énergétiques : 14,8 %, contre 8,8 % dans la ville. Pourtant, la consommation médiane est identique, à 200 kWh/m²/an. Ces résultats ne sont pas contradictoires : une même valeur médiane peut accompagner des répartitions différentes entre étiquettes. Le coût énergétique annuel médian estimé est également plus élevé dans le quartier, à 1 408 €, contre 1 098 € à l’échelle municipale. La surface médiane y est aussi supérieure, avec 79 m² contre 65 m², mais ces seuls chiffres ne permettent pas d’expliquer précisément l’écart de coût. Enfin, le bâti antérieur à 1948 est moins présent dans le Sud. L’ancienneté ne suffit donc pas à résumer la comparaison énergétique avec la ville.
Vendre ou louer : partir du DPE du bien, non de la statistique locale
Pour vendre ou louer dans le quartier Sud, ces données invitent à présenter clairement la situation énergétique du logement concerné. Avec 68 diagnostics classés F ou G dans le corpus, la question des performances mérite une attention particulière, sans présumer de l’état d’un bien donné. Un vendeur peut situer son étiquette dans la répartition locale, mais les chiffres ne permettent de déduire ni décote ni valeur de vente. Pour une location, le coût annuel médian estimé de 1 408 € constitue un repère de quartier, pas une prévision de dépense pour le futur occupant. Il convient de distinguer les données du logement des statistiques collectives. Les faits disponibles ne suffisent pas non plus à conclure sur les conditions réglementaires de mise en location d’un bien précis.
Questions fréquentes
Le quartier Sud est-il moins performant énergétiquement que l’ensemble d’Apt ?
La réponse dépend de l’indicateur. Les logements classés F ou G représentent 14,8 % des DPE du quartier, contre 8,8 % dans la ville : ils sont proportionnellement plus présents dans le Sud. En revanche, la consommation médiane est identique, à 200 kWh/m²/an. Il est donc plus exact de parler d’une part supérieure de passoires que d’affirmer que tous les logements du quartier sont moins performants.
Quel type de bâti domine dans le quartier Sud à Apt ?
La période 1948-1974 est la plus représentée, avec 28,2 % des diagnostics. Au total, 52,1 % concernent des logements construits avant 1975. Les maisons individuelles représentent 46,9 % du corpus, le reste étant composé d’appartements. Le quartier associe donc les deux typologies. Les données ne croisent pas âge, type de logement et étiquette : elles ne permettent pas de désigner une catégorie comme responsable des performances observées.
Peut-on utiliser les 1 408 € médians pour estimer les dépenses d’un logement ?
Ce montant est un coût énergétique annuel médian estimé pour les diagnostics du quartier, pas une estimation individualisée. Il ne doit pas être appliqué directement à un bien proposé à la vente ou à la location. La surface médiane de 79 m² et la consommation médiane de 200 kWh/m²/an sont également des indicateurs distincts. Le diagnostic du logement reste le point de départ pour examiner sa propre estimation énergétique.